On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en s’en allant

« Le bonheur du passé nous réchauffe encore et encore. Nous le sortons de nous et nous nous rassemblons autour, tous les trois, serrés les uns contre les autres, voûtés autour de son feu déclinant. Comme trois misérables, collés tout près des braises, avec le froid glacial qui nous entoure. Les braises sont rouges encore et leur chaleur nous aide à rester vivants. Je m’agenouille devant ce feu et je souffle dessus, je souffle à perdre haleine, je souffle jusquà ce que mes poumons me fassent mal, recroquevillée au-dessus du feu, je souffle désespérément, pour essayer de le ranimer. Et les …

Je contemple souvent le ciel de ma mémoire

Le temps efface tout comme effacent les vagues Les travaux des enfants sur le sable aplani Nous oublierons ces mots si précis et si vagues Derrière qui chacun nous sentions l’infini. Le temps efface tout il n’éteint pas les yeux Qu’ils soient d’opale ou d’étoile ou d’eau claire Beaux comme dans le ciel ou chez un lapidaire Ils brûleront pour nous d’un feu triste ou joyeux. Les uns joyaux volés de leur écrin vivant Jetteront dans mon coeur leurs durs reflets de pierre Comme au jour où sertis, scellés dans la paupière Ils luisaient d’un éclat précieux et décevant. D’autres …

Et j’ai terminé le livre des Baltimore

Deuxième livre de Joël Dicker que je lis en un mois et j’ai été encore transporté… dans le monde perdu de l’enfance où la vie semble éternelle et le présent plus que jamais au coeur de toute chose